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1960: Moissons à Vatteville-la-Rue

 

ARCHIVES LIÉES À UNE SOCIÉTÉ EN TRANSFORMATION :

 
Une société en transformation
Révolution agricole
Agriculture
Film :
Moissons à Vatteville-la-Rue
Réalisation :
Baudouin Pierre
Date :
1960
Format :
8 mm, Couleur, muet
Notice :
Pierre Baudouin instituteur, filme le travail de la ferme familiale dans la vallée de la Seine. Nous voyons ici son père et ses frères en train de moissonner un champ de blé à l’aide d’une moissonneuse batteuse « Class » appartenant à un entrepreneur agricole extérieur, la ferme n’étant pas assez importante pour avoir son propre gros matériel.
EN SAVOIR PLUS :
Vers 1850, les techniques agricoles évoluent et on voit de plus en plus les innovations réalisées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis apparaître dans nos campagnes. Les semoirs tractés, les batteuses, les faucheuses, les faneuses puis les faucheuse lieuses sont utilisés par les agriculteurs les plus entreprenants. La mécanisation de l’agriculture a été dopée par la Première Guerre Mondiale : les fabricants de matériel militaire (chars d’assaut, véhicules du Génie) se sont reconvertis dans le matériel agricole et forestier, les fabricants de poudre dans la fabrication d’engrais (nitrates) et les fabricants d’armes chimiques dans les biocides (insecticides)…A la fois on reconvertit les usines devenues inutiles, on pallie le manque de bras et on reconstruit le pays……Mais cette mécanisation a des conséquences sur l’organisation des exploitations agricoles : la main d’œuvre saisonnière se réduit, la taille des fermes s’accroît, donc le nombre de fermes diminue, et il faut remodeler le paysage agricole…. Pour certains, le gain de productivité signifie perte d’emplois, l’exode rural signifie destruction des structures sociales, l’investissement devient endettement, et le remodelage du paysage devient atteinte à la nature, pour d’autres, la mécanisation ne présente que des avantages : gain de la productivité et diminution de la pénibilité… Il faudra attendre 1954 pour voir véritablement se développer la motorisation de l'agriculture grâce au plan Marshall avec pour conséquence la réduction du nombre d’animaux de trait : 5 millions de bêtes de travail en 1950 et moins de 150000 tracteurs pour 33,5 millions d'hectares de surface agricole utilisée; en 1990, les animaux ont disparu et, moins de 1,5 million de tracteurs suffisent largement pour entretenir 30 millions d'hectares. Plus de 2 millions d’animaux de trait (chevaux, ânes ou mulets) en 1950, en 1970, il n’en reste plus que 500000, moins d’un tracteur pour 100 ha en 1950, 5 en 1990…
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