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1964: Gonfreville – Actualités

 

Archives liées à la reconstruction :

 
La reconstruction
Le logement collectif
Film :
Gonfreville – Actualités
Réalisation :
Inconnu
Date :
1964
Format :
16 mm, Couleur, Muet
Notice :
Nous survolons par hélicoptère la ville de Gonfreville l’0rcher filmée à la demande de la municipalité par un opérateur non identifié. Ces vues aériennes nous permettent de découvrir entre autres ce vaste espace occupé par les camps militaires provisoires appelés communément « les Camps Cigarettes ».
La ville avait été occupée par les Allemands en 1940, libérée par les Américains en 1944. Les troupes américaines érigent, sur 500 ha, ces camps (qui portaient le nom de marques de cigarettes) qu’elles lèguent à la commune après leur départ au début de l’année 1947. Ces baraquements vides, alignés au cordeau, quadrillés par des allées à angles droits sont réinvestis par les familles sinistrées les plus démunies qui étaient hébergées dans des conditions précaires dans les fermes des environs. 610 baraquements sont réaménagés en différentes cités (Cité de l’Hôpital, Cité Marcel Gandouin, Cité Arthur Fleury) séparées par des espaces laissés vides par le déménagement de baraquements vers Le Havre. En un an, Gonfreville l’Orcher passe de 4500 à 8000 habitants.
EN SAVOIR PLUS...
Trois types de construction dominaient : le Tropical Steel « comme une maison normale mais avec des murs et un toit en tôle ondulée » domine dans la cité Marcel Gandouin; la « demi lune » en tôle de couleur sombre accueillait deux familles à chaque extrémité dans la Cité de l’Hôpital, la Cité Arthur Fleury était composée de baraquements en bois les « Tropical Wood » et accueillaient aussi deux familles. Déménager de la Cité Gandouin à la Cité Fleury était considéré comme un changement positif. Chaque cité avait ses écoles, ses commerces, ses services de santé, ses salles des fêtes et même un lieu de culte dans la Cité Gandouin. Les femmes s’occupaient des tâches ménagères dans les « maisons », les hommes, pour la plupart, travaillaient sur le port du Havre et, le soir, s’occupaient du jardin auquel ils étaient particulièrement attachés, pour des raisons tant économiques que sociologiques : on est à la charnière d’une population rurale qui passe à la condition ouvrière. Les enfants eux passent leur temps de loisirs dans les terrains vagues autour des camps : les logements sont exigus, et il n’y pas la télé !!!
Les cités ont été détruites en 1969 et 1970 au désespoir d’un certain nombre d’habitants : « On a tout effacé, comme si on n’avait jamais existé ».
Source « Gonfreville l’Orcher 1947/1980, Mémoire des Cités » , édition des Falaises, 2005.
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